L'École n'est pas hors du monde et hors du temps. Lorsque
les «malheurs de la guerre» frappent un territoire et ses
habitants, les acteurs éducatifs et les structures scolaires
sont touchés. La mobilisation des hommes pour le combat
atteint les personnels et les plus grands élèves ainsi que les
étudiants, qui délaissent la plume et le verbe pour l'épée et le
fusil. À l'arrière, les acteurs de l'École tentent de maintenir
en vie les structures scolaires et universitaires et de les
mobiliser pour la victoire alors que nombre de bâtiments
sont aussi réquisitionnés pour d'autres missions. Lorsque
la guerre, devenue défaite temporaire ou plus durable,
débouche sur l'occupation par des forces ennemies ou sur
l'installation d'un nouveau régime politique (tel le Régime
de Vichy), les Écoles doivent apprendre à «survivre»
en terrain hostile, marquant souvent par leur présence
une forme de résistance. Le positionnement des acteurs
éducatifs, dans ces périodes «noires» s'avère complexe.
L'École, qui peut être un outil de formation au service de
l'esprit raisonnable et de la paix entre les hommes, peut
aussi, sous certaines conditions, devenir un instrument
au service de la préparation de la guerre. Ce sont là les
thématiques majeures proposées par ce livre qui, autour de
24 contributions inédites, croisant les échelles spatiales, fait
aussi le choix de la longue durée (XVIIe-XXe siècles), même
si elles portent surtout sur les deux guerres mondiales du
XXe siècle.
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