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Au XIIIe siècle, le roi des Romains, de Sicile et de Provence-Bourgogne Frédéric II de Hohenstaufen surnommé « Stupor di Mundi » et considéré comme un « prodigieux transformateur des choses » selon les termes de son contemporain le moine bénédictin Matthieu Paris, devint rapidement aussi légendaire que son grand-père Barberousse. Féru de poésie, de sciences naturelles, de langues, de mathématiques et de métaphysique, ayant accueilli à sa cour des savants du monde entier, il fut à l’origine, entre autres : de la sixième croisade et de la reconquête des lieux de la chrétienté (tout en ayant été excommunié à deux reprises par le pape), de la construction de multiples châteaux, de la promulgation d’un édit autorisant la dissection des cadavres humains (ce qui n’avait pas été permis depuis le IIIe siècle) et de la rédaction d’un manuel de fauconnerie en latin, De l’art de chasser aux moyens des oiseaux, d’une précision ornithologique telle qu’elle servit de référence jusqu’au XXe siècle. La postérité lui attribue une expérience aussi curieuse que cruelle : l’isolement de six enfants, à qui il interdit à quiconque de parler. Les nourrices en charge de s’occuper d’eux pouvaient les nourrir et leur prodiguer tous les soins nécessaires… mais sans leur adresser le moindre mot. Le monarque, polyglotte (il maîtrisait au moins six langues) pensait ainsi découvrir qu’elle était la langue originelle, naturelle de l’être humain sans influence ni transmission attribuable à l’environnement extérieur. « Il voulait en effet savoir s’ils [les enfants] parleraient la langue hébraïque, qui fut la première, ou bien la grecque, ou la latine, ou l’arabe ; ou s’ils parleraient toujours la langue des parents dont ils étaient nés. Mais il se donna de la peine sans résultat, parce que les enfants ou les nouveaux-nés mourraient tous. » écrit le frère franciscain Salimbene de Adam dans sa Cronica. Cette expérience a servi de point de départ à l’écriture de ce conte, qui en est inspirée. Un point de départ qui aurait pu trouver sa source ailleurs, car l’expérience connut d’autres déclinaisons au fil des siècles, sur plusieurs continents.