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La démocratie athénienne réservait un sort peu enviable aux femmes. Elles n'y avaient pas « droit de cité », ou à peine. Le droit de la cité est un droit d'hommes. Le propos de cet ouvrage est de suggérer que le corpus tragique (32 pièces dont 20 ont des femmes pour héroïnes) ne s'accommode pas de cette situation et repose inlassablement cette question : « de quel droit ? ». Et en particulier : de quel droit l'ordre de la cité repose-t-il sur le refoulement de la voix des femmes. Sur la scène du théâtre de Dionysos, dieu de la transgression, la cité se tend un miroir et interroge ses certitudes. Sur le mode comique et avec une insolence provocatrice, Aristophane problématise l'exclusion des femmes. Sa Lysistrata - en 411, en pleine guerre du Péloponnèse - arrête la guerre fratricide qui oppose les cités avec une recette simple : ne pas faire l'amour pour arrêter la guerre. Dans la tragédie, Eschyle, Sophocle et Euripide - poètes, donc ouverts au domaine du possible, et non confinés au réel de l'historien, selon Aristote -, laissent entrevoir une cité plus solidaire et plus tolérante. Ils donnent voix à des femmes tantôt implorantes, tantôt terrifiantes, et à d'autres encore, toujours résistantes. Et si la guerre civile pouvait être évitée ? et si l'on se gardait des folies meurtrières et des excès de la vengeance ? et si l'on s'enquérait du consentement des femmes à leur mariage ? et si l'on accordait l'asile à ceux que rejette leur cité comme l'implore Antigone pour son père ? et si l'on accordait plus de place aux affects dans la gouvernance de la cité, comme le réclament les bacchantes d'Euripide ? Le livre de François Ost s'inscrit dans une réflexion sur la portée politique du problème, posé par la tragédie, de la place des femmes dans la cité. Il montre que les questions que soulèvent Hécube, Antigone, Médée, les suppliantes et les bacchantes sont encore les nôtres aujourd'hui.