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« Mes grands-pères n’ont pas écrit de souvenirs, et mes grands-mères n’ont pas tenu de journal intime. Ma source à moi, c’est un album de cartes postales — images grises noyant d’ombre l’ardoise des toits, ou immobilisant, sur le seuil d’une boutique, le commis au tablier blanc ou la dame élégante au chapeau à voilette, quelques lettres, si brèves et si pudiques, pour dire le bonheur de l’amour ou la souffrance de la guerre, des factures, des menus de restaurant, des photos — mariées ou militaires — tous posant un peu crispés devant les mêmes toiles peintes et la même sellette, des phrases entendues dans mon enfance, des visages... De ce que j’ai trouvé dans le grenier — ou dans ma mémoire — j’ai donc écrit un roman, y mêlant ce que je devinais, ce que j’ai imaginé, ce qui est peut-être arrivé, et ce qui n’a jamais pu se produire. J’ai voulu faire entendre leur voix, imaginer leur vie ou la vie de gens comme eux, des petites gens, dont les livres d’histoire ne se soucient pas, et dont on n’écrira pas la biographie parce qu’on ne sait rien d’eux, ou parce qu’on ne veut rien en savoir. En me souvenant de l’odeur de l’eau au bord du Loir, je n’ai voulu qu’être la mémoire de ceux qui n’ont pas écrit. »