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Ce numéro 60 des Hommes sans Epaules est consacré en grande partie à la Catalogne, à ses peintres et à ses poètes, à commencer par l'un des plus grands d'entre eux, J.-V. Foix, "que l’on prononce « Foch », et qui est l’un des poètes les plus célébrés de la Catalogne. Après avoir franchi le cap des quatre-vingts ans, une pluie de prix s’abattit sur lui : Prix d’Honneur des Lettres Catalanes (1973), Médaille d’Or de la Generalitat de Catalunya (1981), Prix National des Lettres Espagnoles, Docteur Honoris Causa de l’Université de Barcelone et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres (1984)… On l’invita même à signer les paroles de l’hymne du Second Congrès International de la Langue Catalane en 1986 : Ouvrons sereins notre parler / aux mille parlers du monde ami / à la clarté d’un verbe ancien / près de la mer, au pied des monts. / Durs à la tâche, à travers terres / sillonnons la plaine que nous voulons libre / ouverts à tous, vivre et convivre », écrit Boris Monneau, à qui nous devons le dossier central de ce numéro.
Nous retrouvons aussi dans ce numéro, les Catalans Ramon Llull, Jaume Pont, les poètes de l'avant-garde, de Carles Sindreu à Félicia Fuster, sans oublier la poète Lucia Sanchez Saornil, chef de fil des Mujeres libres de la CNT anarchiste espagnole. Car nous ne manquons pas d'évoquer et de saluer les poètes de la Deuxième République espagnole, ceux de la guerre civile de 1936-39 contre le franquisme, qui marque en profondeur la Catalogne et le pays, à l'instar de Federico Garcia Lorca, Antonio Machado, Luis Bunuel, Miguel Hernandez, sans oublier leur aîné Miguel de Unamuno et d'autres. La Catalogne du Nord (française) n'est pas en reste, avec le poète Robert Rius, Jordi Pere Cerda, Paul Pugnaud ou Alain Freixe.
Nos amis espagnols sont accompagnés au sein de ce numéro par Pablo Neruda, le regretté Frankétienne, le poète corse Norbert Paganelli, André-Louis Aliamet, Aytekin Karaçoban, Patrick Tafani ET quatre des voix de femmes les plus importantes et originales de notre temps : la poète réunionnaise Catherine Boudet, la poète palestinienne Jumana Mustafa, La Femme sans Epaules Marie Murski et l'inclassable et sulfureuse Paloma Hermina Hidalgo.
Malgré cette consécration et quasi transformation en poète officiel, Foix fut, ajoute Boris Monneau, un écrivain discret, voire incompris pendant une bonne partie de sa vie : ses premiers livres, Gertrudis (1927) et KRTU (1932), furent tirés à 100 exemplaires et reçus avec une certaine hostilité. Joan Oliver évoquait malicieusement, dans une critique de l’époque, le regret des 10 pesetas que lui avait coûté Gertrudis. Carles Riba, poète et essayiste que Foix admirait, quoique œuvrant dans une direction très différente de la sienne, lui demanda à la lecture de ses premières proses : « Pourquoi écrivez-vous cela ? »
Une quarantaine d’années plus tard, Gabriel Ferrater, ami du poète, suggère qu’il « retarda brillamment l’éclat de sa célébrité » pour éviter de se transformer en institu