Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
En 1975, après le formidable coup de tonnerre qu'a constitué la publication en Occident des trois volumes de L'Archipel du Goulag, Soljénitsyne publie un livre de mémoires, Le Chêne et le Veau, dans lequel il narre son combat solitaire (celui du jeune " veau " aux cornes tendres) contre l'Etat soviétique et le puissant KGB (le " chêne " inébranlable), un combat qu'il finira par remporter par la seule vertu de ses écrits au point qu'on s'accorde à reconnaître aujourd'hui leur rôle majeur dans l'ébranlement qui a conduit à la chute du communisme, à la dislocation de l'URSS et à la reconnaissance d'une Russie démocratique.
Cependant, Le Chêne et le Veau, publié à l'époque du néo-stalinisme brejnévien, ne pouvait à l'évidence tout raconter sans mettre en danger certaines: ce n'est que bien plus tard qu'il pourrait livrer le récit, accompagné des noms réels, de son existence d'écrivain clandestin, et exposer la manière dont ses oeuvres furent cachées, reproduites, mises en circulation par le " samizdat ", expédiées à l'étranger, la façon aussi dont l'énorme documentation nécessaire lui était procurée, dont il trouvait à être hébergé pour écrire hors des persécutions, des filatures, des risques de rapt des manuscrits, etc.
Ce sont ces chapitres inédits de ses mémoires qui sont publiés ici pour la première fois en Occident, dans ces Invisibles qui constituent un émouvant hommage aux dizaines d'inconnus, enfin sortis de l'anonymat, qui ont aidé le plus grand écrivain russe de ce siècle dans sa résistance victorieuse à al tyrannie:
" Quand je me suis mis à écrire ces pages et à faire surgir par le souvenir mes compagnons d'armes, mes collaborateurs, mes amis, tous ou presque tous encore en vie et encore en danger, ils m'ont entouré de leurs ombres affectueuses et aujourd'hui je sonde leur regard, j'écoute leur voix avec plus d'attention que je ne le faisais jadis dans le feu du combat.
Anonymes, ils ont tout risqué sans recevoir en contrepartie l'admiration des hommes, cette admiration qui nous rend plus douces la mort et la ruine de nos vies. La publication de ces pages, pour beaucoup d'entre eux, arrivera trop tard.
Le sort en a décidé ainsi: je suis indemne et eux ont toujours la hache suspendue au-dessus de leur tête.
Un pressentiment, une certitude m'habitent: je retournerai en Russie. Hélas, lesquels d'entre eux déjà ne reverrai-je plus? "