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Les Maîtres, sous la forme publiée en 1927 par la Librairie Plon, et réédité ici, n’est pas un titre de Maurice Barrès, mais le fruit des choix opérés par Philippe, son fils, puisant dans les carnets retrouvés et s’appuyant sur les conversations paternelles. Témoignages forcément posthumes, puisque Maurice Barrès est mort en 1923 : articles, conférences, projets ont donc été réunis par la piété filiale. Les Maîtres convoquent une longue théorie d’amitiés spirituelles, de Dante à Renan, de Pascal à Hugo, en passant par Rousseau ou Lamartine… et donne très fortement l’idée de ce qu’était un « maître » pour Maurice Barrès. Et cela, au besoin, par quelques antithèses. Transmettre, préserver, sauver de la mort est incontestablement le « beau souci » de l’auteur.