Très âgé, Jean-Michel Labadie renonce à toute fiction et à la création de personnages, incapables de porter l’expérience brute du vieil âge. Il ne cherche ni à se représenter ni à raconter un autre, mais laisse l’écriture incarner directement la vieillesse qui l’habite. Ce n’est plus un roman, mais un murmure fragile, une forme qui épouse l’usure du temps et du corps. Dans ce tome 9, l’« écriture vieille » devient l’expression même d’un être-au-monde en retrait, répétitif, vacillant, frôlant le rien.
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