Lieux collectifs d'élaboration littéraire et critique, les revues
italiennes font, entre les deux guerres mondiales, une large place
à la littérature française contemporaine, la plus citée et la plus
commentée des littératures étrangères. Dans le contexte politique
particulier que constitue le régime mussolinien, l'ampleur
de ces commentaires souligne le rayonnement de la culture
française auprès des intellectuels et des écrivains italiens. Ceux-ci
s'intéressent en particulier aux auteurs qui relèvent d'un
«esprit français», incarné, à leurs yeux, par La NRF : Gide,
Proust, mais aussi Mauriac ou Chardonne interviennent dans le
débat sur le roman italien, tandis que les critiques français
offrent une pratique alternative à celle de Benedetto Croce.
L'étude se propose de mettre en évidence les attentes des
lecteurs transalpins et l'imaginaire dans lequel s'inscrit la représentation
de la France et de sa littérature, de mesurer la place
effective de la référence française et son évolution, de l'expansion
au déclin.
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