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« Tchoudak. Un mot magique. Sibylle est fière de le connaître. Qui peut le lui avoir appris, sinon Béloroukov ? Elle le prononce avec jubilation, comme elle prononce le prénom Zossima. Ne t’étonne pas si je te dis qu’elle me le révèle. Bien entendu, je le connais depuis longtemps. Il m’est arrivé de pester, parce que je ne lui trouvais pas d’équivalent. Les dictionnaires sont bavards ; ils ressemblent à ces marchands importuns qui veulent te vendre ce dont tu n’as que faire. Ils te proposent : excentrique, original, fantaisiste, hurluberlu… Ce n’est pas ça. Pas tout à fait ça. Sibylle me le fait comprendre par son exemple. Si une femme admire un homme, si elle en est amoureuse, elle ne dira pas de lui : « C’est un excentrique, un original, un fantaisiste, un hurluberlu. » Est-ce que je me trompe ? Il n’y a pas de tendresse dans ces mots-là. Il ne peut pas y en avoir. Il peut y en avoir dans tchoudak. Ce n’est pas nécessaire, mais possible. C’est un mot qui fait chaud au cœur. Il pourrait fasciner parce qu’il a, en russe, des frères ou des cousins tout resplendissants de joie : « tchoudny » qui veut dire « merveilleux » ; « tchoudo », qui veut dire « miracle ». Ne t’y trompe pas : un tchoudak ne fait pas de miracles ; il en rêve seulement. » // À la suite du narrateur, c’est toute une galerie de tchoudaks que le lecteur découvre dans ce roman labyrinthique. À commencer par Zossima Béloroukov, peintre et écrivain rencontré en Russie au début des années soixante et qui ressurgit, trente-cinq ans plus tard, déguisé en valet de comédie au début d’une représentation d’opéra organisée en grand secret par des amateurs de musique baroque. Au fil des pages, Christophe Langlois, dit « le sage Melchior », jardinier érudit issu d’une Afrique où vécurent ses ancêtres mais qu’il ne connaît guère qu’en imaginaton, Théophile Saran, prêtre catholique féru de mythologie antique, Gildas Deslandes, joueur de théorbe hanté par la quête du Graal, Joël Charron, passionné d’égyptologie, sans oublier plusieurs femmes tout à fait dignes du titre de tchoudatchkas, sont autant de figures inoubliables réunies par une intrigue en forme d’enquête sur un compositeur italien oublié : Bontempi, auteur du premier opéra représenté en Allemagne au XVIIe siècle. Lui aussi, au fil des pages, prend vie par le pouvoir de la rêverie — et s’avère avoir été un tchoudak de la plus belle eau. Le roman de Jean-Louis Backès, éblouissant de virtuosité, ne se résume pas. On y goûte à chaque page un plaisir devenu rare : celui de s’abandonner avec délices au bonheur de la fiction.