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L’exploration à laquelle convie Leyva dans "Les trois quarts" (2020) fouille les arcanes de la terre, se perd dans la «clarté terrible» des eaux, se fond dans l’organique et l’inorganique du beau et du hideux, s’incruste dans des biographies mutilées qui n’en ont pas fini avec la lutte. Ses vers traversent l’immensité des êtres et des choses qui se mêlent et s’emmêlent pour creuser la partie qui fait défaut – le «quart» absent, sous-entend le titre du recueil –, le silence qui accompagne le bonheur ou qui bâillonne le malheur. Poursuivre cette carence en appelle aux «quatre» éléments présentés tantôt comme matières brutes, tantôt imagés et ardemment adjectivés pour respirer l’irrespirable ou aspirer (à) des horizons prometteurs encore endormis, tous intimement liés à la trajectoire personnelle de Leyva. Édition bilingue.