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Comment parler d'événements aussi banals que l'amour, le deuil ou la famille sans tomber dans le pire sentimentalisme, mais sans évacuer pour autant les sentiments ? Problème commun à beaucoup d'auteurs contemporains que Péter Esterházy a subitement rencontré à la mort de sa mère. Depuis son premier roman, Esterházy est l'irrespect même. Comment concilier ce ton et la description de ses rapports avec sa mère qui sont, comme souvent les relations de fils à mère, tissés d'amour et de haine ? Esterházy, il le dit lui-même dans sa préface, a dû attendre trois ans pour pouvoir écrire ce requiem d'un ton très original.