La littérature de la seconde moitié du XIXe siècle se nourrit de pathologies. L'odeur des fleurs fanées émanant des pièces où vit, blotti contre la pâleur des pages, un Des Esseintes névrotique, prend expressément la forme d'une littérature crépusculaire. Le lien entre la maladie et la littérature fin-de-siècle dépasse la simple représentation de la pathologie comme thème. La présente étude porte sur des oeuvres appartenant au décadentisme européen : les oeuvres de Joris-Karl Huysmans, de Jean Lorrain, de Rachilde, de Jules-Amédée Barbey d'Aurevilly et d'Octave Mirbeau véhiculent une maladie textuelle touchant les structures narratives, diégétiques et imaginaires du texte fin-de-siècle.
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