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Évolutif et ambivalent, le concept d’« État de droit » s’est imposé dans le langage commun et l’imaginaire collectif qui animent le débat public. Défini comme un État dans lequel la puissance publique est soumise au droit, l’État de droit charrie une idée forte : le droit représente une limite au pouvoir de l’État. Il invite à penser les relations entre le droit et le politique, les juges et les gouvernants, le pouvoir et les individus. Au-delà du respect du droit, le discours libéral de l’État de droit revendique une protection des libertés et droits fondamentaux des individus face au risque d’arbitraire, en général, et aux potentiels actes liberticides de la majorité au pouvoir, en particulier. Béligh Nabli se saisit ainsi du concept pour le mettre en perspective, ce dans un contexte historique marqué par une crise multidimensionnelle et systémique de la démocratie.