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L’analyse et le développement du concept d’existence ont constitué un des enjeux philosophiques majeurs de la seconde moitié du xxe siècle en Europe. Or, ces divers courants philosophiques reposent fondamentalement sur une « double économie de la rareté ». Ils affirment en effet, d’une part, que seul l’homme existe, et, d’autre part, qu’il n’existe que rarement. Que faire d’une telle radicalité, en ce début de XXIe siècle, à l’heure où la plupart des problèmes qui semblent se poser à nous relèvent de ce que nous nommons plutôt la vie ? Comment considérer, sans avoir à abandonner une telle perspective, les questions que celle-ci ouvre, à savoir celles relatives au vécu (celles de l’ordinaire ou de la quotidienneté contre toute logique de l’authenticité) et plus encore celles relatives au vivant (au sein d’un contexte animalier et environnemental tendu) ?