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L’œuvre de Jean de La Ville de Mirmont, tué au front le 28 novembre 1914 à l’âge de 27 ans, se compose d’un court roman, Les Dimanches de Jean Dézert, de contes et de poèmes publiés après sa mort, sous le titre de L’Horizon chimérique. Né à Bordeaux en 1886, Jean de la Ville de Mirmont a passé sa jeunesse dans la capitale girondine. Il y a noué maintes amitiés fidèles, dont celle de François Mauriac qui a tout fait pour perpétuer son souvenir. Dans ses Nouveaux Mémoires intérieurs, il évoque « les amis qu’il a le plus aimés, presque tous partis à l’aurore de leur vie. Comment était leur voix ? Peut-on réentendre ces voix du temps que la cire ne les gardait pas ? Cet accent qui était le leur, un certain rire de ce Philippe, de ce Jean… » Ce Jean, Jean de la Ville, était poète. Avant de partir pour le front, il avait laissé sur son bureau un dernier poème, « Le Grand Voyage » : « Cette fois mon cœur, c’est le grand voyage, / Nous ne savons pas quand nous reviendrons. » Il n’est pas revenu. La littérature française était orpheline d’un grand talent. Les Dimanches de Jean Dézert, la seule œuvre publiée de son vivant, est l’histoire du désenchantement. Jean Dézert est un employé de ministère qui « considère la vie comme une salle d’attente pour voyageurs de troisième classe. » Il n’arrive ni à atteindre le bonheur ni à se suicider. Il vit, comme tout un chacun. C’est un livre d’une modernité étonnante. On retrouve cette ironie désabusée dans des contes comme « Le piano droit », tandis que les poèmes de L’Horizon chimérique, également recueillis dans ce volume, sont plein d’une mélancolie baudelairienne.