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T.-R. – Mon cher Lionel, quand ce livre, déormais épuisé, est paru pour la première fois, à l’enseigne des éditions Paroles d’Aube, il y a une quinzaine d’années maintenant, j’ai essayé, le préfaçant, de te présenter. Mes propos d’alors, certes naïfs, tentaient de te classer parmi les écrivains inclassables, toujours mêlant poèmes et proses, et n’appartenant volontairement à aucun courant littéraire. Je te définissais, simplement, comme étant à la fois poète essayiste, pamphlétaire… Aujourd’hui, une bonne dizaine d’ouvrages plus tard, où te situes-tu ?
L.-B. – Inclassable… Il y aurait de quoi satisfaire mon ego mais, vois-tu, avec le temps, j’aprouve l’impression toujurs plus vive de m’inscrire dans une manière de tradition qui – c’est à ma petite mesure, évidemment –, de Jean-Jacques Rousseau à Leiris ou Breton en passant par Charles Nodier, Senancour et Nerval, certains écrivains symbolistes comme d’assez nombreux auteurs qaui ne cédèrent pas aux sirènes du roman (mais Proust, mais Faulkner, mais Claude Simon…), tente d’établier un rapport à la fois poétique et critique avec le monde. Pareille entreprise, celle des « rêveries » d’autrefois, des essais de Montaigne aussi, j’allais stupidement l’oublier, réclame la prose. Non par principe, mais parce que la durée s’y inscrit mieux que dans le poème, de sorte que cette façon presque sédimentaire d’envisager le travail d’écriture relève, à bien des égards il me semble, du cheminement même de la pensée. En fait, c’et une question de dialectique. De ce que Rilke autant que Marx disait être un labeur de taupe : creuser des galeries, sonder, fouiller le passé, déterminer peut-être le devenir, puis exposer un jour son museau poussiéreux à la lumière…
Extrait de la conversation du 26 janvier 2009 entre Thierry Renard et Lionel Bourg