Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Laura Lee Downs est professeur associé à l'Université d'histoire du Michigan. Elle vient d'être élue directeur d'études à l'école des hautes études en sciences sociales. Ce travail, qui s'inscrit dans la lignée des gender studies anglo-saxonnes, procède à une lecture sexuée de la division du travail, telle qu'elle s'est mise en place dans les industries métallurgiques françaises et anglaises, entre 1914 et 1939, et qu'elle a accompagné le processus de féminisation du travail. L'adoption d'une économie de guerre en 1914 a, en effet, entraîné l'entrée massive de femmes dans ce secteur de l'économie afin de continuer à produire des armes en quantité suffisante, la main-d'oeuve traditionnelle étant partie au front. Cette approche comparative souligne à la fois la similitude de la ségrégation sexuelle des emplois de part et d'autre de la Manche, et les spécificités des discours et des pratiques du management dans chacun des deux pays. Elle fait apparaître la profonde convergence du rythme de croissance et de la structure de l'emploi féminin dans l'industrie métallurgique des deux pays, malgré les différences de conjonctures et d'idéologies. L'étude de Laura Lee Downs suit plus largement la genèse de l'usine moderne, et le passage d'un ordre artisanal à un système de production en série. Elle montre que les ouvrières et les idées sur la différence entre les sexes furent des éléments essentiels dans la construction de l'usine moderne et « rationnelle », une usine où la gestion sociale des ouvriers, et surtout des ouvrières -, prenait une place de plus en plus importante. Pendant l'entre-deux-guerres, les patrons français et britanniques décidèrent ainsi que la solution consistait à intégrer les femmes à un travail répétitif, organisé de façon très élaborés. Cet ouvrage permet de souligner le jeu d'interactions entre les forces sociales, les types d'organisation du travail, les systèmes de formation et les formes de relations professionnelles. Un ouvrage pionnier dans un champ d'études en train d'émerger en France.