L’homme est porté à une si grande distance du néant, et son esprit est si éloigné de concevoir l’être, qu’il ne songe ni à l’un ni à l’autre. Il ne réfléchit point au fait inouï qui le met en relation avec l’Infini. Il faudrait concevoir l’être pour concevoir le néant. Le néant est infiniment néant. Il a fallu une puissance infinie, et un désir infini de nous avoir, pour amener l’homme de l’absence éternelle à la réalité de l’existence.
S’il y a quelque chose de surprenant pour l’homme, n’est-ce pas d’exister ?
Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
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