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"Comme tout avait brulé - la mère, les meubles et les photographies de la mère -, pour Fabre et le fils Paul c'était tout de suite beaucoup d'ouvrage : toute cette cendre et ce deuil..."
Ainsi débute la nouvelle de Jean Echenoz parue en 1988. La seule image survivante de la mère est un incongru portrait publicitaire géant, peint à même la façade d'un immeuble parisien. Mais à mesure que la ville se construit, le plan d'occupation des sols menace la pérennité de l'icône et du lieu de recueillement. Le père se lance alors dans une opération de la dernière chance... Guy Delisle enrichit et ponctue de sa ligne claire ce récit best-seller à la fois fataliste et piquant sur l'irrationnalité du deuil, le temps qui passe et la vie qui va.
"Ce texte [...] est, n'ayons pas peur des mots, une petite merveille. [...] On est ébloui par l'inspiration, par le style, par la cocasserie..." Le Monde.
"Un rare composé de perfection formelle et narrative." Révolution.
"Un court-métrage de la littérature éblouissant, immense." Dernières nouvelles d'Alsace.