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SEPT QUESTIONS A MARIE ETIENNE1/ Une autobiographie en quelques mots.Enfance, jeunesse à l’étranger, travail dans le théâtre, goût des images de cinéma, pratique du journalisme. Tout cela m’a conduite à écrire. Je n’ai jamais cessé depuis l’âge de onze ans, époque durant laquelle je bâtissais des scénarii qui ressemblaient à des nouvelles en compulsant des magazines, découpant leurs photos qui me servaient de cadres et de tremplins pour inventer.2/ Comment répondre à une injonction brusque : « Définissez la poésie » ? La poésie permet l’absence d’explication, elle rompt avec le sens, avec les règles de grammaire et la typographie de la prose romanesque. C’est par elle, grâce à elle que j’ai osé écrire. Libératrice, c’est ce qu’elle fut, pour moi.3/ Prose et poésie, la distinction a-t-elle un sens ?Parfois oui, parfois non. Il arrive qu’un poème soit une narration, il arrive qu’une prose soit parsemée de trous où l’énigme paraît. Néanmoins on peut dire que le poème est plus concis, plus elliptique et plus secret. Et ce qu’il faut lui opposer, c’est le roman, et non la prose.4/ De la forme (et du formel) en temps de crise.La forme est primordiale, même invisible, légère. L’écrivain, le poète, en a besoin absolument pour tracer son chemin dans le chaos des mots, la vastitude langagière. Pour se connaître, se reconnaître, de lui d’abord, des autres ensuite. Quant à la crise, elle est constante, aujourd’hui et jadis, elle cherche à nous gober. Inventer sa grammaire est le seul garde-fou.5/ Quel avenir pour la poésie ?Aussi ouvert et large que pour les arts en général qui semblent disparaître du champ des intérêts. Il n’en est rien, ils sont dessous, ils vivent leur vie intense, chacun en a besoin bien plus qu’il ne le croit. La poésie nourrit davantage que le pain, elle permet de survivre, elle est une denrée dont on oublie la force, la clémence, la surprise. 6/ La part de la prosodie dans l’élaboration du poème.Le besoin de la forme est un besoin de prosodie quand il s’agit de poésie. Pas de poème sans rythme, sans scansion, sans refrain. Quand il s’agit de prose on parlera plus platement d’écriture ou de style.7/ La place de la traduction dans l’écriture poétique.Disons, pour être bref, que tout est traduction, ce qui n’est, nullement, une façon de répondre à côté. Ecrire, c’est parvenir à passer d’un langage intérieur à un autre, écrit, lisible par les autres. Traduire au sens classique du terme, c’est passer d’une langue étrangère à la sienne. Dans les deux cas, on est dans l’à peu près, on rabote, on transforme, pour parvenir, tant bien que mal, à la justesse de l’origine : celle qu’on avait en soi, celle de l’original.