Paris, 1872.
Dans une capitale encore marquée par les ruines de la guerre, un jeune chroniqueur découvre au Palais de l’Industrie un tableau troublant : un soldat mourant dans la neige, entre l’agonie et le sursaut. À ses côtés, un couple. L’homme se crispe, disant qu'on lui a volé sa vie. C’est Théodore Larran, sergent grièvement atteint à Saint-Privat, que sa future épouse, Marie-Thérèse, a tiré des morts. Leur histoire entre alors en collision avec l’art. De cette scène naît une enquête intime : deux frères, le peintre et le soldat, et, entre eux, la lutte sourde entre vérité vécue et vérité peinte. De Paris à Bayonne, des salles du Salon aux chambres où l’on veille les malades, le narrateur remonte le fil, années après, à l’orée d’un autre fracas de l’Histoire. Des salons de la jeune République aux campagnes du Sud-Ouest, Boris Marme compose un roman sur l’art et la filiation, sur ce que l’on efface et ce qui demeure.
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