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Sous le titre général de l’ouvrage de Prezzolini, « Manifeste des conservateurs », le volume s’articule en deux parties, qui ont semblé nécessaires à proportion de la confusion actuelle de la vie publique française, afin d’opposer la patience de l’attention à la précipitation idéologique : A. Le « Manifeste » lui-même, conçu expressément par Prezzolini comme l’ajointement 1. d’une partie théorique, vigoureuse et n’allant pas, souvent, sans un humour cinglant, où prend forme le sens à ses yeux du mot de conservatisme, position à laquelle il en est venu au terme d’un itinéraire propre, et 2. de la description de cet itinéraire, description au cours de laquelle Prezzolini délivre notamment l’analyse qu’il fait du fascisme, ce qu’il appelle « le nécrologe honnête du fascisme », rendant enfin possible le jugement historique sur ce qu’il fut (il s’inscrit, renouvelle ou appelle, à cet égard, les études décisives menées par Renzo Del Felice, Emilio Gentile — grand « prezzolinien » chargé, du reste, de ses archives — ou Augusto Del Noce) B. Les quatre études qu’Augusto Del Noce a consacrées à Prezzolini, en fonction précisément de l’importance décisive qu’il lui semble avoir eue dans l’histoire contrastée des idées italiennes, et, plus généralement, dans celle des idées politiques. Augusto Del Noce (voir son « Analyse de la déraison », que nous avons publiée en 2023) est en effet à nous yeux celui qui peut le mieux éclairer l’écheveau très complexe de ces années italiennes, tout comme le parcours prezzolinien lui-même, ainsi rendu à sa richesse et arraché au jugement hâtif que les années manichéennes d’après-guerre avaient porté sur lui. Del Noce, conformément à sa méthode, propose ici une véritable philosophie politique ancrée dans l’histoire des idées, une philosophie telle qu’elle vaut description critique de notre temps et de ses courants profonds.
Les années précédant la rédaction de l’ouvrage de Prezzolini (1972) ont-elles-mêmes été très « mouvementées », si l’on ose dire, cristallisant peu à peu des options idéologiques ayant eu une influence considérable sur la manière de se représenter la vie et son organisation éthique et politique. Prezzolini entend simplifier polémiquement les données du problème (première partie de son livre), tout en les renvoyant subtilement à une généalogie de la complexité historique (deuxième partie). Il y a très souvent une dimension provocatrice et d’autant plus stimulante dans les textes de Prezzolini (Giuseppe Longo intitulait non sans raison « un provocatore » sa contribution au recueil d’études et de témoignages qu’il avait dirigé en 1972, l’année même de la publication du « Manifesto dei conservatori », à l’occasion des 90 ans de l’auteur, « Prezzolini 90 », Milan, Quaderni dell’Osservatore, 1972, pp. 5-9). Elle fut souvent soulignée par les nombreux auteurs de monographies, tout comme le caractère « inclassable » du fondateur de « La Voce » (cf., par exemple, Anacleto Verrechia, « Giuseppe Prezzolini. L’eretico dello spirito italiano », Turin, Fogola, 1995 ; Luigi Iannone, « Giuseppe Prezzolini. Una voce contro il pensiero unico », Césène, 2018, et « Una destra atipica. Giuseppe Prezzolini, un italiano politicamente scorretto », Naples, De Frede, 2002 ; « Giuseppe Prezzolini. Una voce controcorrente, a cura di Gloria Ciabattoni e Maurizio Naldini, Bologne, Poligrafici Editoriale, 2002, etc.). Le Prezzolini de 90 ans qui écrit le « Manifeste des conservateurs » ne fait pas exception à sa propre règle. Del Noce aide à en percevoir toute la fécondité. L’ouvrage est suivi des quelques pages que Jean-Claude Thiriet, disparu en juillet 2025, avait écrites en accompagnement de ce projet. Une brève préface de l’éditeur développe les différents points évoqués ici.