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« CONTINUE » proclame sans ambiguïté une peinture en toutes lettres. En toute peinture. C’est une injonction mais ce pourrait être aussi, simplement, un constat. La peinture continue, comme une ligne. Et Marie-Cécile Aptel est peintre. Son travail est essentiellement engagé dans des questions de picturalité. Son principal sujet n’est autre que la peinture elle-même. Elle recouvre la toile, la reprend souvent, la détruit parfois. L’histoire de la peinture est consignée au dos du tableau où défile une drôle de généalogie. C’est le travail de la peinture : du temps, essentiellement. Le temps de faire, de décanter, de reprendre. Les peintures se suivent et ne se ressemblent pas même si l’on peut en rassembler certaines par familles, avec deux grandes directions : celles qui vont vers une sorte de dépouillement, espace ouvert, calme, et celles qui, au contraire, sont constituées d’une multitude de strates et de recouvrements, écritures superposées, biffures, surabondance de signes de toutes sortes, notamment directionnels afin, non pas d’indiquer un quelconque sens mais de brouiller les pistes. De la peinture par soustraction ou par addition mais jamais par omission. Le regard glisse à la surface de la toile dont l’espace semble s’étendre à l’infini ou bien se perd dans le dédale des signes. Ne se priver de rien, d’aucune possibilité ; peindre de toutes manières, mais toujours à l’échelle d’un corps, et souvent même un peu au-delà, en se hissant sur la pointe des pieds. La peinture doit excéder, excéder l’échelle du corps, l’angle de vision, la compréhension même. Mobiliser tous les sens, dans tous les sens, au propre et au figuré, et jouer avec les mots avec la même gourmandise, sans trop de sérieux ; jouer, ce n’est pas la moindre des choses. Par quels moyens ou chemins, une peinture qui relève plutôt, à première vue, du champ de l’abstraction, entretient-elle des liens avec le réel ? Le rapport le plus explicite, celui qui se donne à lire immédiatement, c’est le mot. Les mots qui convoquent les choses. On trouve aussi du réel, par bribes, des morceaux extraits du réel, des bouts de choses, pas toujours identifiables, qu’importe. Ce sont des choses un peu sales, aux contours imprécis, qui manifestent leur statut de choses prélevées. La peinture raboute des morceaux de réel, recoud, répare peut-être ou plus – ou moins – exactement, rafistole. Faire avec, accommoder les restes. Citer et dans le même mouvement renverser le sens commun, ou le multiplier. Brouiller les pistes. Jouer encore et toujours. Le mot qui vient spontanément, c’est ALERTE. Une peinture alerte mais aussi une peinture en alerte et aussi une peinture qui alerte, non pour asséner des vérités mais pour rappeler au contraire l’importance de détourner le sens, de le déjouer, ou le démultiplier, pour à la fois en montrer l’étendue et la plasticité mais aussi le relativiser : une chose e(s)t son contraire.