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A vingt-cinq ans, Marie Le Jars croyait avoir atteint la gloire : Lipse, le plus célèbre érudit du temps, l?avait présentée à toute l?Europe lettrée comme un prodige et reconnu le nom qu?elle s?était donné, Marie de Gournay. A trente ans, elle assurait la première publication posthume des Essais et justifiait ainsi le titre que leur auteur lui avait offert : la Fille d?alliance de Monsieur de Montaigne.
Gloire fragile : aux yeux de ses contemporains, une femme peut souffrir et sentir, elle ne saurait penser.
Elle persiste pourtant, bien décidée à tenter l?aventure d?une vie hors norme. Les guerres civiles qui ruinent sa famille lui offrent un espace de liberté. Suivant l?exemple des hommes de lettres, elle travaille à se construire un réseau de protecteurs : non sans mal, ni sans échecs, puisque ses espoirs de ligueuse s?effondrent devant la victoire finale d?Henri de Navarre. Du moins devient-elle de plus en plus habile à se mouvoir parmi les soubresauts de la politique. Elle offre sa plume aux souverains, quels qu?ils soient, et à leurs serviteurs : la reine Marguerite, Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIII, la marquise de Guercheville, première dame d?honneur de la reine mère, les ministres Villeroy et Jeannin, puis Richelieu. Elle obtient les privilèges d?édition des Essais et de ses propres oeuvres. Elle bénéficie d?une pension royale.
Elle s?affirme alors comme femme qui pense, publie ses avis sur la traduction, la langue, la poésie, l?actualité politique et religieuse. On la traite de « femme publique » ou de vieille folle : peu lui importe. Par sa vie, par ses écrits, elle démontre l?égalité des femmes.
Sur ce chemin écarté elle rencontre d?autres aventuriers : Théophile de Viau, le poète persécuté dont elle prend la défense, et tous ceux qui ont fait le pari d?explorer l?impensable, les libertins. Avec eux, elle peut enfin rire de la folie du monde.