L'enseignement de la science fait par commodité consommation de noms propres. En général dans l'opportunité d'un instant et pour une certaine durée. Ainsi parle-t-on encore de loi de Mariotte ou de Boyle-Mariotte.
Un tricentenaire a été l'occasion d'en chercher raison, d'illustrer sur ce cas particulier d'un phénomène assez commun, comment le fait de tirer sur un fil permet de dérouler l'écheveau des événements que la mémoire collective resserre sans cesse. C'est une manière de restituer à la science la vie dont les exposés didactiques la privent.
Rendre compte dans le cas Mariotte des jeux de l'ombre et de la lumière n'était pas cependant une tâche facile. Quinze auteurs ont dû confronter les résultats de leurs recherches : P. Acloque, M. Blay, Mme M. Boas-Hall, P. Costabel, E. Coumet, A. Gabbey, M. D. Grmek, R. Hall, R. Heller, A. Kleinert, R. Laurent, J.J. Levallois, G. Picolet, E. Surgot, R. Taton.
L'analyse d'une renommée dont ils présentent ici les facettes n'apporte pas seulement du nouveau sur un personnage et son environnement, elle marque aussi combien l'histoire de la science est comme la science elle-même, aujourd'hui, davantage affaire de communauté d'efforts.
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