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L'Argentine, pays neuf s'il en est, est un pays de mythes : Evita, le Che, Gardel ou Maradona en témoignent suffisamment. Simon Radowitzky est l'un de ces mythes. Si sa légende n'est pas vraiment arrivée jusque nous en Europe, c'est que il a tout fait pour se faire oublier, pour se fondre dans la masse, jusqu'à changer de nom uniquement pour devenir anonyme. Pourtant, il n'y eu jamais en Argentine d'effort collectif de la classe populaire aussi massif que la campagne pour la libération de Radowitzky. Simon a passé les premières années de sa vie dans un village misérable au sud de Kiev. Issu d'une famille juive pauvre, qui doit fuir le village sur lequel s'abat la répression des cosaques, l'enfant de dix ans, après un très bref passage par une école juive rabbinique ou il a tout juste le temps d'apprendre à lire, échoue au travail. Et le travail en ce tout début du 20e siècle n'est pas très différent de l'esclavage. Parce qu'il sait lire, Simon est utile aux ouvriers qui tentent de s'organiser pour protester contre ces conditions inhumaines. Au point qu'il devient très vite leur délégué, leur représentant. Au premier rang des militants, blessé, recherché par l'Okhrana, la police du Tsar, il doit fuir et dans cette fuite est séparée à jamais de son aimée dont l'image l'accompagnera pour tout le reste de sa vie. Réfugié en Argentine, Simon y retrouve l'exploitation, la misère, la répression et les compagnons anarchistes qui tentent d'organiser la lutte. Kamikaze avant l'heure il attaque seul la voiture du général Falcon, chef de la police militaire et le tue. Pendant les 21 ans ou il est enfermé au pénitentier d 'Ushaïa dans des conditions d'une sauvagerie inimaginable, la légende Radowitzky enfle et dépasse les frontières du pays. Les grèves en son soutien paralysent l'industrie. Au point que l'Etat cède, le gracie et l'expulse. En Uruguay ou il échoue, il n'est pas le bienvenu pour le pouvoir en place. Simon n'en a cure car déjà il part pour l'Espagne républicaine en guerre ou le peuple défend chèrement sa peau jusqu'à la dernière goutte de sang. Simon se bat partout ou il est utile et dans la débandade de la défaite ne quitte le pays qu'avec les derniers convois. L'Europe n'est pas tendre avec les anarchistes et ce n'est que difficilement qu'il finira par être « exfiltré » vers le Mexique, à cette époque là terre d'accueil des révolutionnaires vaincus. C'est là qu'il terminera sa vie en 1956, dans un anonymat volotaire. C'est son histoire que Agustin Comotto, un enfant argentin qui a grandi bercé dans e mythe, nous relate ici dans un dessin très pur et un texte extrêmement émouvant.