Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous proposer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes ainsi que sur nos propres canaux (site web, e-mail)
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies collectent et partagent des informations sur votre comportement sur notre site web avec des tiers, afin que vous puissiez voir des contenus plus pertinents sur notre propre site ainsi que des publicités de Librairie Club plus pertinentes sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Le livre de Guillaume Siaudeau s’ouvre sur un exil. Il choisit son désert, pour y planter ses poèmes, l’habiter. Il raconte l’existence rêvée qui aurait recouvré la chair animale, la peau verte, et dans cette présence première, naturelle, fertile, le pouvoir d’aimer. Maudire le béton, qui pourrait bien être le titre d’un manifeste écologique, est un recueil d’apparitions – hyène, fennec, oiseaux, oasis, tempête… – dont la plus éclatante est dans le regard de l’autre.
Entre sable et ciel, suspendus, des textes courts et multiples dont la légèreté défie toute gravité, se déploient le long d’une bande de papier fragile et de l’horizon incommensurable. Chacun, typographié, prend corps dans son irrégularité, arbore son italique, dresse ses capitales, vient exploser le cadre de la page en une myriade de lettres étoilées et prendre part à des constellations imaginaires.
Une terre à soi, tout à la fois l’étrangère et la promise. Un rêve d’éternité. Provisoirement mis à l’abri dans douze centimètres carrés.
Déplier le leporello, c’est pouvoir saisir le recueil au premier regard dans son tout avant même de le parcourir. On conseillera au lecteur la plus grande dispersion à travers le livre, qu’il s’abandonne au désert, et se fie, tel un chasseur-cueilleur, à une lecture intuitive.
Au fur et à mesure qu’il s’approchera des poèmes, il assistera au spectacle d’une naissance au monde présent, naissance qui ne peut avoir lieu qu’avec l’autre, plus justement par l’autre. « Nous ferons avec » – même si, non, parce que, la route est longue à deux et que certaines nuits seront des montagnes. S’offrir une existence pleine, donc nomade, s’offrir de s’éloigner parfois, et être, toujours présent, toujours neuf.
Si Maudire est manifeste, il ne nous extrait pas seulement de notre quotidien bétonné, mais lui oppose farouchement notre amour, il propose de repousser sans cesse nos limites, d’empoigner nos renoncements pour en faire une armée de courageux desseins.
Dans l’idéal, alors, renoncer à l’immuable, délaisser l’absolu.