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Les usages politiques du passé ont construit le roman national. Mais n'existe-t-il pas également un roman européen ? Quelle lecture critique peut-on faire de ces injonctions répétées à créer une « mémoire collective européenne » unifiée ? Aujourd'hui, l'Europe dite « en crise » subit des critiques marquées quant à sa représentativité et à son fonctionnement jugé trop technocratique. Pour tenter de répondre à ces critiques, des acteurs organisent des usages politiques du passé, suggérant qu'une mémoire collective européenne serait susceptible de renforcer l'émergence d'une communauté imaginée européenne. D'autres, au contraire, proposent de s'en éloigner par la glorification de nouveaux romans nationaux. Le présent ouvrage propose une étude critique inédite de l'usage politique des passés relatifs à la construction européenne.
Les usages politiques du passé ont construit le roman national. Mais n'existe-t-il pas également un roman européen ? Quelle lecture critique peut-on faire de ces injonctions répétées à créer une « mémoire collective européenne » unifiée ? Aujourd'hui, l'Europe dite « en crise » subit des critiques marquées quant à sa représentativité et à son fonctionnement jugé trop technocratique. Pour tenter de répondre à ces critiques, des acteurs organisent des usages politiques du passé, suggérant qu'une mémoire collective européenne serait susceptible de renforcer l'émergence d'une communauté imaginée européenne. D'autres, au contraire, proposent de s'en éloigner par la glorification de nouveaux romans nationaux. Le présent ouvrage propose une étude critique inédite de l'usage politique des passés relatifs à la construction européenne.