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Avec ce recueil intitulé originellement « Variable, avec vent fort », Claire Malroux s’inscrit en porte-à-faux avec un certain lyrisme du quotidien qui domine la poésie française actuelle. Non pas qu’elle juge sans intérêt l’attention de nombre de ses contemporains au surgissement du merveilleux dans un cadre banal, mais il lui importe, avec les poètes de l’antiquité et ses vieux compagnons en littérature que sont Novalis, Dickinson et Wallace Stevens, de chercher autour d’elle les signes épars d’une unité fragile de l’univers (« la Terre reconnaît dans le ciel son visage »). Il semble qu’il lui soit donc nécessaire d’écouter et de parler pour le monde muet, de faire place au milieu de nous à la vie des arbres, au « lent tempo de l’éclosion végétale » – le poète fait entendre ici les « râles de l’herbe tranchée ». Météo Miroir, d’un côté, rend compte, par touches, de l’histoire de la matière depuis le point minuscule du big-bang jusqu’à la découverte récente des exoplanètes ; de l’autre propose une exploration de l’existence dans l’unité du jour, de l’aube au crépuscule. Si le livre se clôt sur un hymne à la nuit, c’est aussi que Claire Malroux reconnaît qu’à l’âge qui est le sien il lui faut désormais affronter les grandes énigmes : selon elle, la « force du vent » et « le temps ». C’est là peut-être ce qu’il y a de plus émouvant dans ces pages, cette tension entre l’enfance chaotique du cosmos et la géographie d’une mémoire personnelle vorace mais parfois défaillante, où l’on ne peut que reconnaître la « débandade des mots ». Les nuages qu’elle nous fait observer sont « comme nous plus instables que les végétaux accrochés au sol ». Le recueil rassemble des poèmes écrits, pour la plupart, entre 2013 et 2018 ; une poignée remonte aux premières années du siècle.