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Une cosmogonie se définit essentiellement comme un récit présentant la manière dont s’engendrent un monde et son ordre. Pourrait-il exister une civilisation qui ne possède pas sa cosmogonie ? On en connaît de toutes sortes : indienne, égyptienne, mésopotamienne, grecque, romaine. Le monde de Delphine Vaute n’échappe pas à la règle : il y a effectivement ici éclosion d’un monde et cosmogonie. On y trouve flores, faunes, êtres humains et monstrueux, métamorphoses, créations organiques, forces naturelles en actes, productrices de formes. À l’image du récit cosmogonique traditionnel que l’on découvre chapitre après chapitre, celui de Delphine Vaute se laisse deviner au fil des planches et des dessins, comme le récit graphique d’un univers qui ne pourrait s’accomplir qu’avec l’accent du mythe. Comme il existe un cheval ailé (Pégase), un animal lion par devant, serpent par derrière, et chèvre au milieu (la Chimère), ou encore des créatures mi-homme, mi-cheval (les Centaures), il existe dans l’univers de Delphine Vaute des créatures mythologiques telles que le faon aux oreilles d’ailes de papillon ou bien encore la petite fille à tête de chien, etc. Malgré la douceur et la délicatesse du trait et des couleurs, cet univers n’en reste pas moins comme travaillé de l’intérieur par une sorte de violence, comme si la nature devait sa puissance et son accomplissement à des compositions dépassant (et mêlant) les genres et les espèces, comme autant de transgressions vitales et nécessaires, sur lesquelles cependant il semble difficile de poser tout à fait le regard. En effet, au fil de ces dessins, combien d’yeux absents, ou crevés, ou brûlés, comme si cet univers appartenait encore à quelque nuit trop proche et comme s’il ne pouvait conduire qu’au danger de la cécité, non sans rappeler, d’ailleurs, la figure mythique par excellence qu’est celle, pour nous, d’OEdipe. Telle est sans doute la loi profonde de cette cosmogonie des plus intimes.