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Janvier 1915, au coeur de la Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l'Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais, sur le front, ce sont trois corps de femmes qui effraient l'état-major. Trois femmes froidement assassinées. Sur leurs cadavres, à chaque fois, une lettre d'adieu. Une lettre d'adieu écrite par leur meurtrier. Une lettre d'adieu cachetée à la boue des tranchées, sépulture impensable pour celles qui sont les symboles de la sécurité et du réconfort, les ultimes remparts de l'Humanité. Des femmes... C'est impossible. Tout s'écroulerait. Ou alors c'est la guerre elle-même qu'on assassine...