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Nuit blanche est d’abord le titre d’un tableau dont un peintre fait cadeau au poète et que celui-ci a lacéré une nuit de désespoir. Les poèmes de Nuit blanche sont nés de ce drame amoureux, de cet acte quasi délictuel que l’auteur porte en lui, sinon comme une plaie qui ne cicatrise pas, du moins comme un profond regret. Au fur et à mesure que l’on avance dans le recueil, on passe de l’aveu au constat d’impuissance, de Nuit blanche à d’autres nuits blanches qui envahissent le poète car il ne sait comment réhabiliter ce qu’il a détruit. Mais le tableau, devenu virtualité, continue d’exister, selon le voeu du poète, dans la dimension du poème.