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Les aventures de Tintin constituent une œuvre ouverte, au sens où l’entendait le sémioticien (et romancier) Umberto Eco. Soit une œuvre qui existe par l’action du lecteur, ce mouvement interprétatif sans fin, puisque repris à chaque lecture. Cette lecture-ci, qui apparente l’œuvre hergéenne à un simulacre digne des analyses du sociologue Baudrillard (ou de son maître Guy Debord, auteur de «La Société du spectacle»), est tout aussi légitime que celle, récente, de cet amateur de psychanalyse et de langue des oiseaux, qui, à la manière de Lacan, lit dans Tintin l’odyssée initiatique d’un adolescent bruxellois violé à différentes reprises par le frère de sa mère. Un autre essai a fait de Tintin la créature, l’homoncule né dans le laboratoire d’un alchimiste passionné, son existence durant, d’occultisme : approche non moins légitime. Que ce Tintin-ci, parti du géant Kubrick, s’achève chez le plagiaire Rodier, talentueux turluron, voilà qui relève de cet art de l’ironie que pratique volontiers l’auteur. Un art digne de cette vision carnavalesque du monde qu’avait fini par développer Georges Remi lui-même, aventurier du trait et de l’esprit au bout du compte passablement désabusé, revenu de tout... Mais pas de la lune où son héros n’aurait, on le sait désormais, pas même posé le pied. La lucidité est à ce prix, elle mène à ce savoir terrible selon lequel les conspirations les plus complexes, les complots les plus sophistiqués ne débouchent ultimement que sur le vide intersidéral, cet espace sidérant où le malheureux Frank Wolff, autre Major Tom, est condamné à errer pour l’éternité.