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Dans son recueil, Orange sanguine, Laure Morali nous entraîne dans ses pas aux horizons multiples - Haïti, Québec, grand Nord canadien et, même, Vénissieux, France, où il résida de janvier à avril 2014. Elle nous invite à découvrir les mondes, ses mondes, du dedans et du dehors, qu'elle traverse et retraverse, chaque fois avec un peu plus d'émotion... Orange sanguine est écrit dans la simplicité de la voix. Il s'agit, là, d'une haute mais intime poésie, discrète, murmurée presque... Laure Morali sait dire les petites et les grandes choses de l'existence, avec retenue et précision ! Et, pour ceux que la poésie effraie, il est ici question de narration, d'histoires vécues et de paroles libres...
Thierry Renard, éditeur
[Extrait de la conversation entre Thierry Renard et Laure Morali] :
T.-R. – Laure, on se connaît depuis de nombreuses années. On ne s’est pas vus beaucoup, mais on s’est toujours lus. J’ai suivi ton travail. Pour cette nouvelle collection de poésie des éditions La passe du vent, tu étais attendue, et c’est avec plaisir qu’on accueille aujourd’hui Orange sanguine. J’ai le sentiment, et c’est peut-être une des rares fois que ça m’arrive, d’avoir assisté un peu à sa gestation, vu que tu étais en résidence ici à Vénissieux pendant une partie de son écriture. Moi, ce qui me frappe dans ce livre, c’est l’alternance entre des textes courts, denses, qui seraient plutôt des textes d’évocation, et des textes plus longs se rapprochant d’une certaine narration. Comment fais-tu entre l’intensité du texte bref et la longueur ? Est-ce que, pour toi, c’est la même chose quand tu écris ?
L.-M. – Les textes longs, ce sont des voyages ou des histoires qui se déploient. Par exemple, la partie « Une route dans la neige », je l’ai écrite en voiture l’hiver. J’ai noté, les lieux qui passent, les ambiances… Je peux aussi bien écrire dans un bus ou à pied. Ça fait partie du rythme, du mouvement, c’est le flux, le flux de la vie. Tandis que les textes plus denses sont le résultat d’une accumulation d’émotions qui se sédimentent et qui, un jour, ressortent comme ça.
T.-R. – Donc d’un côté, il y aurait la balade et de l’autre, quelque chose qui se rapproche un plus d’une pensée, d’un aphorisme…
L.-M. – D’une méditation. Et du haïku aussi.
T.-R. – Oui, il y a quelque chose de l’ordre de la méditation. Et ce que je trouve intéressant aussi, c’est qu’il n’y a pas de coupure entre les poèmes narratifs et les instants d’émotion.
L.-M. – Ce sont des moments de vie qui alternent et font partie de la même vague. On est soit en mouvement, dans le flux, soit en suspens, dans la densité. Je cherche à préserver cette impression de naturel dans l’enchaînement des poèmes et des parties, même s’il y a des ellipses. Dans les longs poèmes, je fais entrer les grands vents du voyage. Les poèmes brefs soupèsent des moments de vie regardés à la loupe et au ralenti — ces instants où les émotions nous effritent et restent un long