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Ou je coule de Christine Caillon se compose de petites notations en prose simple. Faits, observations ouvrent sur les détours de la vie d’avant, sur les manques de celle-ci, qui rejaillissent en ce temps présent où la fin de la vie de la mère s’envisage. La maladie, qui est d’abord injustice, « rétrécissement », recherche d’une faute (à qui ?), devient bientôt réminiscence d’avant l’agonie. La langue de l’autrice ne cache pas, elle est brute et directe, sans pudeur. « Elle meurt depuis cinq mois […] on ne peut se décider comme ça. » Qui décide ? Les deux, mère et fille, comme ne faisant qu’une ? Mais est-ce de l’ordre d’une décision ? C’est là toute l’ambiguïté de ce temps singulier qu’est l’agonie : « Tu meurs avant d’avoir fini de vivre : ça m’agace », ou encore : « Maman, il fait trop beau pour dormir. » Comme déjà morte et pourtant toujours en vie, un pas de deux entre des apparents contraires. La pudeur entre mère et enfant ne tient plus, les distances sont abolies, les blouses hospitalières ne cachent rien, le corps maternel se replie dans ses fonctions naturelles et « il sent mauvais ». Tout cela ouvre d’autres relations : « Maman devient chauve comme un homme. // Je couche avec elle. » Comme si le passé, où la distance des corps régnait, était annulé… mais est-ce possible ? La vie d’avant est-elle révocable ? La tendresse peut-elle naître alors, là ? Évidemment non, alors… « J’attends ta mort pour mieux t’aimer. » Reste (pour se soulager ? apaiser l’agonisante ?) à prendre à sa charge la douleur (« J’ai mal moi aussi, alors, on ne va pas mesurer, mais j’ai grand mal »), et même la mort prochaine comme la sienne propre : « Honte : je pense plus à ma mort qu’à la tienne. // Simple affaire de succession. // Et moi bientôt. » Fusion des douleurs et de la mortalité, inversion des sentiments, des affects d’une femme redevenue petite fille en détresse devant la vie sans la mère : « Pardonne-moi : ce n’est pas ta mort qui me fait peur, c’est ma vie qui m’effraie. »