Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Comment se rend-on complice de crime contre l’humanité ? Peut-être est-ce petit à petit, croyant que céder sur les petites choses ne porte pas à conséquence ? On se trompe. La faiblesse, la lâcheté, le souci de soi et rien que de soi, devient vite partie intégrante d’une personnalité. Tout finit par s’amasser, brindille après brindille, compromis après compromis. Un jour, on est placé à la croisée des chemins entre le mal et le bien. On choisit de continuer sa carrière à Vichy alors que le régime va à l’encontre de ce qu’on avait servi auparavant. On accepte la responsabilité du service des Questions juives, service de répression antijuifs. L’occupant demande des rafles, demande des enfants, demande de s’avilir dans le crime. On cède parce qu’on s’est déjà tellement cédé à soi-même, prenant prétexte d’instructions hiérarchiques manifestement inhumaines. On s’abrite derrière son absence de haine, derrière sa syntaxe, derrière peut-être même ses sentiments antiboches. On se réfugie derrière ses fonctions, derrière les honneurs et la considération. On n’assiste pas aux scènes des familles disloquées. On ne se rend pas à Mérignac. On ne se rend pas à Drancy. On ne pose pas de questions, pour ne pas recevoir de réponses. On ne va pas voir les enfants. On oublie l’homme qu’on a été. On oublie l’homme qu’on aurait pu devenir… On se dit spectateur d’une tragédie alors qu’on en est déjà l’un des principaux protagonistes dans le confort de son bureau, à l’ombre de ses dossiers, à quelques pas de la Garonne… et c’est tout naturellement, sans la moindre tempête intérieure, qu’on accomplit l’irréparable. Au cours du procès Papon, long de rebondissements et de controverses, Arno Klarsfeld a été le seul à plaider pour une vérité équitable qui tenait compte des responsabilités historiques et du contexte de l’époque, une vérité qui rejetait le tout ou rien voulu par ses confrères de la partie civile et par Maurice Papon lui-même. Ce fut aussi la vérité que choisit le peuple français dans un verdict exemplaire.