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La parution, en 1973, de Parler Croquant mit au coeur des militants, improprement qualifiés de régionalistes, un de ces baumes dont ces années-là, dans la foulée de mai 68, étaient tout de même bonnes pourvoyeuses. En cet heureux temps, écologique et rural en diable, il n'était question que de mémoire, de collectage, de réappropriation. On courait la campagne à la recherche des vieux qui savent, du dernier couple de paysans velours côtelé et satinette. La langue – pour nous l'occitan – en ses chansons, ses contes, ses proverbes, tout le grand savoir-dire dont les bribes que nous recueillions semblaient trésor – et en vérité l'étaient ! – à nos oreilles émerveillées. Et tous les savoir-faire, tous les savoir-penser, tant il est vrai qu'on pense différemment d'une langue à l'autre comme on le fait d'une classe sociale à l'autre. (Et que dire quand les deux se conjuguent !... ) Cet heureux temps était en fait pour nos langues le temps de la dernière chance que les promesses non tenues de la gauche allaient quelques années plus tard transformer en fin ultime quand en vieillissaient puis mouraient les derniers usagers naturels. Le livre de Claude Duneton disait avec passion, humour et pertinence comment l'Etat français, aidé par la trahison des prétendues élites ainsi qu'il est de règle dans toute entreprise de colonisation, avait tout fait pour tuer les langues (en disqualifiant la culture qu'elles véhiculent) des territoires tombés dans son giron, constituant le royaume en empire. Il disait également comment cet Etat avait châtré sa propre langue en la privant de sa sève, de ses racines populaires, éclairant son propos de façon magistrale en faisant le rapprochement entre français, anglais et occitan. Bref, son livre était plus qu'utile : nécessaire. Or, à l'évidence, en trente-cinq ans, il n'a pas pris une ride. Il devenait urgent, en le rééditant, de le convier au grand débat - pardon, au grand déni linguistique qui ne cesse plus d'agiter ce pays, mettant au coude à coude les ignorants, les faussaires et les renégats.