musique/transversales
Pendant des siècles, la transmission des répertoires musicaux s'est faite sans recourir à aucune partition. L'oreille et l'influx nerveux des gestes, la complicité instrumentale et celles des autres musiciens, permettaient de restituer avec bonheur cet art réputé le plus évanescent de tous. Faut-il qu'une plus grande complexité des oeuvres at excédé leurs capacités de mémorisation pour que les musiciens développent une relation si puissante à l'écriture ? la notation musicale est presque aussi ancienne que celle des paroles, mais elle a opéré en occident au cours du dernier millénaire une synthèse inédite entre le symbole et le graphisme. Avec elle, c'est à un autre rapport à la musique, à sa conservation et à sa création que les êtres humains ont été initiés.
À l'heure où l'écriture musicale est profondément remise en cause, à la fois par l'avancée technologique et par l'ignorance sociale et politique, cet ouvrage entreprend une réflexion inédite sur l'impact du passage par la vision qu'a suposé l'écriture de la musique. En prenant conscience, dans une pratique plastique très libre, de la rémanescence des éléments de la notation musicale, c'est à une introspection dus fondamentale sur la nature même de la pratique compositionnelle que le lecteur-voyeur de ce livre est convié. Au-delà du vocabulaire plastique élémentaire - des lignes et des ronds - que l'ont pourrai reconnaître presque partout, il s'agit de rendre compte d'un imaginaire où les représentations parallèles des différents arts interfèrent avec insistance, interrogeant, en dernière instance, la nature même des oeuvres, leur destination, et leur destinée artistique.
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