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Passée par ici, ancré dans la vie et déjà posé sur la mort, n’est pas une chronique mais un récit. Un récit de la traversée des apparences et des réalités de l’hôpital telles que doit les affronter celui ou celle (celle en l’occurrence) qui ne veut abandonner ni l’espoir ni la gouverne de sa propre vie. Car c’est bien de cela dont il est question dans ce récit qui emprunte les formes de la poésie et celles de l’analyse anthropologique : comment maintenir sa dignité quand tout tend à la laminer, au pire, ou à l’ignorer, au mieux.
Quand Maryse Hache compose ce récit, pour le Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin, cette odyssée hospitalière, qu’elle vivra à pleines dents comme une aventure, date, pour elle, de deux petites années après qu’un jour du bel automne 2005 elle entende « il faut enlever ce rein ». Opérations, chirurgienne et chirurgiens, infirmières, oncologues, douleurs, attentes, elle entend en être de tout cela complice, voire sujet et surtout pas objet. Ce combat qu’elle mènera jusqu’au bout se joue aussi bien dans les discussions avec les soignants que dans les gestes du quotidien : « pourquoi frapper avant d’entrer si vous n’attendez pas la réponse avant de le faire ? ». Mais ce texte n’est pas seulement une narration du quotidien d’un patient, il est aussi, et surtout, un récit poétique des relations humaines qui se tissent dans ce monde où la maladie est la grande régulatrice mais dont il convient cependant de refréner les tentatives d’hégémonie. Il faut parfois travailler au corps et à l’âme ceux qui soignent pour qu’ils le fassent comme elle voulait qu’ils le fassent : avec respect et attention. Alors la poésie couvre de louanges ceux-là qui le font d’emblée ou acceptent enfin de le faire. Et cingle parfois ceux qui ne veulent pas. Jusqu’au bout (elle mourra en octobre 2012) c’est la vie qui a prévalu, la vie et la poésie et l’écriture et les autres.