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Paul Durand-Ruel, homme de convictions, devenu marchand de tableaux contre son gré, a consacré sa vie à défendre les peintres qu'il aimait malgré l'opposition violente des milieux officiels et l'incompréhension du public. Ses efforts lui ont permis d'imposer les peintres de Barbizon, puis les impressionnistes, en frôlant la ruine à plusieurs reprises. "Sans Durand, dira plus tard Claude Monet, nous serions morts de faim, nous tous les impressionnistes. Nous lui devons tout. Il s'est entêté, acharné, il a risqué vingt fois la faillite pour nous soutenir. La critique nous traînait dans la boue : mais lui, c'est bien pis ! On écrivait : "Ces gens sont fous, mais il y a plus fou qu'eux, c'est un marchand qui les achète !""