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Personne réunit une série de textes publiés par Antoine Emaz en éditions limitées, la plupart dans les deux dernières années de sa vie. Au travers de vers brefs, émaciés, tenus par un fil fragile et esseulé, Antoine Emaz touche à la porosité, le calme effritement de l’existence. A marée basse il observe le repli des silhouettes sur la plage, regarde sans la retenir une forme du monde disparaître. Ces êtres lentement dévitalisés dans le ressassement lancinant du paysage, perdus dans les vagues, dans le vent, traversent les poèmes comme des fantômes, en miroir. Nous ne sommes que des passants, « rien d’autre ». Il faudrait tenir contre le vent, qui balaie les corps, qui balaie la mémoire. Mais tout s’efface dans « le peu de poids des jours », les visages, les souvenirs qui se délavent au soleil, rejoignent la clarté ouverte, la transparence de l’air. Les poèmes eux-mêmes semblent présenter deux visages, s’écrivent autant en mots qu’en creux, épousent le flux et le reflux des vagues et chaque parole adressée paraît tendre vers la vie – vers un lecteur ou un compagnon – avant de se retirer dans la résorption du silence. C’est un doux et triste voyage, celui des présences discrètes, des objets familiers, des paysages immobiles. Et du linge qui sèche dans l’air au-dehors, claque dans le vent, dans la lumière, comme un « long linceul ». Tout au bout de cette longue promenade du regard, entre évocations tangibles et oscillations sensibles, au final « on est seul à passer ».