Professeure de philosophie, Marie-Pierre a dû sacrifier ses rêves de cinéma aux tâches domestiques et à la charge mentale maternelle. À l’aube de ses 50 ans, alors qu’elle a divorcé et que ses enfants quittent la maison, une catastrophe percute sa nouvelle existence : elle commence à chercher ses mots, puis à les perdre. Elle ne peut plus enseigner ; elle est atteinte d’un Alzheimer précoce.
Cette femme est la mère de l’autrice. Celle-ci lui redonne en littérature la place qui aurait dû être la sienne, raconte l’irruption de la maladie et ses bouleversements, et un parcours de soin où s’instaure une relation de jeune aidante à malade, avec ses moments de joie, ses espoirs, ses abîmes.
D’une écriture rageuse et empathique, Agathe Charnet retrace deux trajectoires de femmes de générations différentes, et nous interroge avec une franchise saisissante : comment accompagnons-nous nos proches quand ils souffrent ? Qu’est-ce qu’une fin de vie et une mort dignes ? En bref : comment résister et apporter du soin face aux douleurs qui nous affligent ?