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Dans l’espace académique anglophone s’est constitué, à partir des années 1990-2000, un sous-champ normatif qui se désigne sous le nom de « philosophie » ou d’« éthique des migrations » [philosophy of migration, ethics of migration]. Si, en France, de nombreuses traditions ont abordé le thème des migrations internationales et de l’asile (on pense à la tradition éthico-politique autour de la question de l’hospitalité, ou encore à la tradition marxiste et néomarxiste autour de la division internationale du travail), la « philosophie des migrations » n’y apparaît pas comme un sous-champ constitué. Pourtant, au sein de l’espace académique français et plus largement francophone, de nombreux·euses chercheur·euses contemporain·es en philosophie et en sciences sociales se sont emparées de cette thématique, et ont cherché à autonomiser leur réflexion sur les migrations et l’extranéité. Loin de simplement « importer » ou « traduire » la « philosophie des migrations » anglophone, cet espace de discussion théorique s’hybride alors avec des traditions critiques continentales (foucaldienne, marxiste, phénoménologique) qui en transforment le contenu. La philosophie des migrations prend ainsi des formes multiples : une interrogation sur les normes du contrôle migratoire, une critique de l’État par sa marge, une pensée relationnelle de l’international, une phénoménologie critique de l’oppression nationale… Elle transforme les concepts classiques de la philosophie politique en les désincarcérant de leurs a priori historiques (nationalisme méthodologique, fixisme, naturalisation des entités politiques, homogénéisation juridique ou culturelle des groupes politiques, etc.). Ce sont ainsi les notions fondamentales du champ qui sont déplacées par l’étude des migrations : le droit, la justice, la morale, l’hospitalité, la démocratie, la souveraineté, l’autonomie, la lutte… En invitant des chercheur·euses francophones à partager leurs dernières recherches sur le sujet, ce numéro propose de donner un aperçu de ces reproblématisations et de ces déplacements théoriques, et invite à transformer la perspective implicitement « nationale » de la philosophie politique classique.