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La poésie d’Antoine Beauchamp est, elle aussi, verticale, sous-marine et ascensionnelle. Elle bondit, elle s’enfonce, elle monte, elle creuse, sa sensualité est aussi escarpée que profonde. À propos de Poésième, l’écrivain Philippe Ségur l’écrivait à Marie-Thérèse Bedos : «C’est beau de bout en bout. On aborde la dernière page avec le même sentiment de plénitude, d’exactitude du verbe, d’énergie brute de chaque mot, qu’on a en commençant le manuscrit. C’est, à n’en pas douter, un poète authentique, inspiré, à l’écriture à la fois charnelle et tournée vers la nature, ce qui lui donne une grande sensualité…» Jacques Durand