Cet ouvrage se propose d'analyser la réception de la lecture du roman
Atala de Chateaubriand au sein d'aires culturelles variées. Notre postulat
est que la réception de la lecture par un lecteur empirique, coopératif ou
abstrait, se fait à deux niveaux : celui que définissent les théoriciens de la
réception de la lecture comme Iser, Eco, Jauss ou Picard, un niveau
individuel où le lecteur crée ou complète le texte, et un autre niveau que
nous définissons comme communo-culturel.
En effet, chaque mot, chaque situation que lit l'élève-lecteur,
déclenche en lui un phénomène de mémoire culturelle, issu du patrimoine
culturel qu'il partage avec sa communauté, de son histoire commune,
ancestrale, transmise par sa famille, ses traditions, son vécu quotidien, sa
réalité. Ce lecteur dépasse le cadre individuel de la réception pour partager
une lecture commune avec ceux qui ont le même patrimoine culturel. Le
texte devient alors comme un pont culturel entre les lecteurs.
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