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Déjà au XIXe siècle, la mode des éducateurs suisses avait gagné l'empire de Russie. Bon nombre de grandes maisons préféraient employer des gouvernantes et des précepteurs suisses plutôt que des Français dont les idées démocratiques, voire révolutionnaires, pouvaient s'avérer pernicieuses pour leurs enfants. C'est ainsi qu'en 1904 un jeune Valaisan de vingt ans, Pierre Gilliard, quitta son pays et devint précepteur des enfants de la famille impériale. Son destin fut inextricablement mêlé à la tragédie des derniers Romanov, surtout à celui du jeune prince héritier, le Tsarevitch Alexis. Il s'en fallut de peu que Pierre Gilliard connût le sort de ses élèves et fût lui aussi assassiné par les Bolchéviques en 1918. Une fois rentré en Suisse, après plusieurs péripéties, Gilliard publia un livre de souvenirs qui fut un best-seller mondial dans les années 1920. Pendant toutes les années passées à la Cour de Russie, Pierre Gilliard s'adonna à son passe-temps favori, la photographie. Son intimité avec les Romanov lui permit de rapporter des dizaines de photographies informelles très éloignées des portraits officiels publiés à cette époque. Ces instantanés nous permettent d'accompagner les enfants Romanov dans leur vive quotidienne, leurs études, leurs jeux, les réunions de famille, et même dans les premiers moments de captivité pendant la révolution bolchévique. Daniel Girardin, conservateur du Musée de l'Elysée (musée pour la photographie de Lausanne), dépositaire des archives photographiques de Pierre Gilliard, reconstitue dans cet ouvrage - en s'appuyant sur le journal et la correspondance du précepteur - le contexte socio-historique dans lequel vécurent les derniers Romanov. L'auteur s'est livré à des recherches qui permettent un nouvel éclairage sur les dernières années de l'empire russe et du drame familial qui se jouait derrière les grilles du palais impérial où plane l'ombre de Grigori Raspoutine, l'ermite thaumaturge appelé par Nicolas et Alexandre pour soulager les souffrances du jeune Alexis atteint d'hémophilie. Les photographies de Gilliard, dont la plupart sont inédites, sont émouvantes puisqu'elles nous montrent les derniers moments de bonheur d'une famille promise au naufrage. Des expositions de ces photographies sont prévues en Europe au cours des prochaines années et l'ouvrage de Daniel Girardin en constituera nbaturellement le catalogue. Le témoignage de Pierre Gilliard, relayé par le texte de Daniel Girardin, est celui d'un destin individuel que des circonstances familiales, sociales et politiques, vont précipiter dans le cours de l'Histoire. C'est aussi et surtout la chronique d'une indéfectible fidélité, au prix d'un grand courage, à des êtres à qui le jeune Suisse avait donné sa foi au mépris de sa propre existence.