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Suffit-il de se dire contre l'antisémitisme - réputé d'extrême droite -, pour ne pas tomber dans les dérives antijuives ? Comme le résume parfaitement Josef Joffe, «dans la bonne société occidentale, il est déshonorant de dire: ?Je hais les Juifs?, mais non ?Je hais Sharon? ou ?Les Israéliens se conduisent comme des nazis? ». Il est même de bon ton de dénoncer sans mesure Ariel Sharon et les Etats-Unis, en la personne de son président Bush (avec ses « conseillers juifs »), suivis de Tony Blair et de quelques autres : tous des « assassins »... La nouvelle pensée-slogan unique, à base d'américanophobie et d'israélophobie, s'est déversée comme une boue noire sur toutes les rives du continent politique : de l'extrême droite à l'extrême gauche. En France, elle s'est colorée d'islamisme, à travers l'alliance avec le prédicateur Tariq Ramadan et sa mouvance. D'où l'apparition d'un nouvel ennemi de la laïcité républicaine : l'« islamo-gauchisme ».
Nombreux sont ceux qui prêchent la haine au nom de causes supposées «justes» : d'abord la cause palestinienne, ensuite celle des Arabes ou des musulmans érigés en « victimes » fatales d'Israël et de l'Amérique dénoncés comme « racistes » et « impérialistes ». Ils instrumentalisent ainsi l'antiracisme contre des « sionistes» ou des « américano-sionistes » fictifs et démonisés. Tel est aujourd'hui le grand alibi de la renaissance des passions antijuives. De cette haine politisée renaît un vieil imaginaire conspirationniste, qui se mêle au négationnisme et à l'antisionisme absolu, dont l'objectif est la destruction d'Israel.
A cet égard, les Protocoles des Sages de Sion, le plus célèbre faux antijuif, de nouveau en grande circulation, se révèle un excellent marqueur des réseaux judéophobes et de la diffusion mondiale des thèmes antijuifs.
Pierre-André Taguieff nous entraîne dans une enquête approfondie sur les manifestations planétaires de la judéophobie contemporaine. En retraçant la généalogie des grands thèmes d'accusation (hérités, entre autres, des propagandes nazie, soviétique et palestinienne) qui structurent les nouvelles configurations judéophobes, il met au jour les convergences actuelles entre la guerre contre Israel et/ou le « sionisme », le dynamisme planétaire du fondamentalisme islamique, la radicalisation de l'antiaméricanisme et les dérives du néo-gauchisme, de la vague « altermondialiste » ou des « nouvelles radicalités ».
Après La Nouvelle Judéophobie (Mille et une nuits, 2002), Prêcheurs de haine constitue à la fois une contribution à l'histoire des mythes politiques modernes et un exercice de pensée politique. Indispensable à la critique de l'époque.