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C’est un récit tragique, une narration sans personnages qui embrasse l’humanité en silhouettes coulées dans les « digressions de l’existence », ces hommes prisonniers de leurs répétitions nostalgiques, de la paranoïa généralisée. Balancés entre le meurtre et l’oubli, le sexe et la fondation. On traverse les drames comme en rêve, mais rêve violent et désespéré, sans autre prise que la chair. On ne peut plus rien imaginer, dans ce monde photographié, que des bruits de mitraillettes. Le lyrisme est brisé, comment faire avec ces vieilles images des livres dans un monde explosé ? Que reste-t-il à raconter ? Quelle dernière fiction peut-on soulever pour toucher l’extrémité de notre disparition ? L’homme a perdu la fable, pris dans ses tortures, ses vitrines, ses images disséminées, il est impuissant, en fuite, sourd aux chuchotements de l’histoire. L’homme a trop de moyens d’être en vie, il doit toucher pour croire, enfoncer des mains sales dans la glaise. Il frappe, teste la résistance des corps, la résistance de la vie. Jusqu’à faire céder l’amour. On s’abandonne toujours brièvement dans le corps de l’autre, en dernière consolation. On se souvient de l’odeur de la détresse. Car au fond, « c’est soi qu’on aime, c’est soi qu’on tue ». Esther Tellermann, dans ce livre fulgurant, nous demande comment retrouver une première version du monde, dans la répétition du même, dans la poursuite notre « acharnement à disparaître ».