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Philippe Dagen clôt ici sa trilogie sur les primitivismes en examinant, à travers oeuvres et écrits, la période de la Seconde Guerre mondiale aux années 1980. Dans un premier temps, l'idée d'une continuité avec l'entre-deux-guerres semble s'imposer. La culture primitiviste constituée et transmise par le surréalisme est aussi déterminante dans la formation de l'expressionnisme abstrait à New York que dans celle de CoBrA en Europe. Ce système de références est désormais reconnu et célébré à travers expositions et livres, jusqu'à la création du Museum of Primitive Art en 1954 à New York et aux expositions du musée de l'Homme, dont Arts primitifs dans les ateliers d'artistes en 1967. À cette date, cela fait plus de vingt ans que des écrivains et des philosophes - Claude Lévi-Strauss, Jean-Paul Sartre et, plus particulièrement, Aimé Césaire et Michel Leiris - ont démontré que le primitif est indissociable du fait colonial et de ses fondements racistes. Ainsi le triomphe public du système primitiviste s'accomplit-il alors que les notions sur lesquelles il se fonde sont déjà ruinées par la mise à nu de leurs prémisses et des stéréotypes de hiérarchie entre les cultures qu'elles portent en elles. À partir de la fin des années 1950 cependant, les fonctions critiques du primitif, qui ont été les armes de Dada et du surréalisme, sont réactivées par des pratiques nouvelles. Elles le sont dans des happenings jugés scandaleux, de Jean Benoît à Jean-Jacques Lebel, qui transgressent les interdits bourgeois. Elles le sont par les performances de celles - Carolee Schneemann, Yayoi Kusama ou Ana Mendieta - qui font de leur corps et de sa liberté les enjeux et les instruments de leur résistance à la marchandisation et à l'oppression de la femme dans la société occidentale capitaliste. Et elles le sont, simultanément, par Betye Sarr, David Hammons ou Noah Purifoy, artistes afro-américains, qui se saisissent des arts africains anciens pour les dégager des appropriations et leur rendre leur puissance symbolique.